Le 18 février 2026, le Centre des Politiques de la Terre, l’ENPC et l’Unil, vous invitent à une journée d’étude sur les rapports entretenus entre les infrastructures et le vivant, qui aura lieu en salle des conseils sur le campus des Grands Moulins dans le 13e arrondissement de Paris.

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Pour vous inscrire à la journée d’étude du 18/02/2026 : INSCRIPTION!

Cette journée a été coorganisée par Nathalie Blanc (CNRS, CPT), Olivier Coutard (ENPC), Joëlle Salomon Cavin (IGD Unil).

Dans l’usage commun, le terme d’infrastructure convoque l’image de grands systèmes (ou réseaux) techniques conçus pour transporter des flux de natures diverses (personnes, marchandises, informations…) et/ou pour métaboliser des ressources matérielles variées (énergie, eau, déchets…). Même dans une acception plus large, il a longtemps renvoyé à des constructions (entièrement) artificielles dont les logiques de conception, de fonctionnement et de maintenance relèvent de l’ordre technologique.

À la faveur de l’extension considérable de son usage dans le domaine de l’aménagement au cours de la dernière décennie, la notion d’infrastructure s’est trouvée de plus en plus fréquemment associée au vivant, aux écosystèmes, eta plus largement à l’écologie (ou l’écologique), de diverses manières : infrastructures techniques comme espace/milieu de vie ; « infrastructure(s) verte(s) » ; infrastructuration du vivant, solutions fondées sur la nature ; infrastructuration généralisée des territoires et pression sur les écosystèmes ; etc.
Nombre de ces associations relèvent ou résultent d’une forme ou d’une autre d’infrastructuration des milieux de vie, au sens d’intervention humaine à forte dimension technologique et à relativement large échelle visant à produire, reproduire, préserver, conforter, restaurer ou transformer ces milieux. À notre époque de transformation et de dégradation environnementales rapides à toutes les échelles, on assiste à une multiplication de ces formes d’intervention.

Il existe cependant une tension entre projets d’infrastructuration des milieux de vie et dynamiques écologiques ; les premiers relevant d’une approche réductionniste centrée sur l’efficacité technologique immédiate, les secondes étant fondamentalement réfractaires aux approches réductionnistes. Il résulte presqu’inévitablement de cette tension des formes diverses de débordement du vivant par rapport au script que lui assignent ces projets d’infrastructuration.

Cette journée d’étude vise donc à explorer les liens entre infrastructures et vivant sous l’angle des débordements associés à des formes diverses d’infrastructuration des milieux de vie. Elle réunira des spécialistes de différents domaines autour de deux axes principaux de réflexion :

  1. des infrastructures pour contrôler le vivant ?
  2. dynamiques écologiques de détournement ou de débordement des infrastructures.

 

Programme 

 

  • 8h30 | Accueil (café, thé, jus, viennoiseries)
  • 9h00 | Introduction de la journée par Olivier Coutard et Joëlle Salomon Cavin

Des infrastructures pour contrôler le vivant ?

 

  • 9h15 | Les infrastructures comme socle de la relation socio-politique au vivant
    Nathalie Roseau (ENPC)

  • 10h00 | Environnements contrôlés et débordements du vivant
    Jonathan Rutherford (ENPC)

  • 10h45 | Pause

  • 11h05 | Infrastructures de mobilité et vivants
    Denis Delbaere (ENSA Lille)

  • 11h50 | Discussion générale

  • 12h30 | Déjeuner

 

Dynamiques écologiques de détournement ou de débordement des infrastructures

 

  • 13h45 | Le vivant dans l’habitat et l’environnement construit
    Delphine Lewandowski (Pensylvania state University) (en visioconférence)

  • 14h30 | Le vivant qui déborde d’un projet colonial au Mozambique
    Carla Bertin (Université de Lausanne)

  • 15h15 | Pause

  • 15h35 | Nature-based solutions : verdir la ville, instrumentaliser le vivant ?
    Nathalie Machon

  • 16h20 | Conclusion et ouvertures par Nathalie Blanc

  • 17h00 | Fin de la journée

 

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