Le 14 mai, journée mondiale de l’hypertension artérielle, est l’occasion de se pencher un peu sur la maladie chronique la plus répandue de France. Avec un adulte sur trois d’atteint, elle touche quelques 17 millions de Français et plus d’1,2 milliard de personnes dans le monde. La faculté de Santé de l’université Paris Cité, grâce à l’unité de recherche Paris Cardiovascular Research Center (PARCC), joue un rôle actif dans l’étude de cette maladie.
Surnommée « la tueuse silencieuse », l’hypertension artérielle passe souvent inaperçue car elle ne présente pas de symptômes. Pourtant, elle peut entraîner des complications à la fois nombreuses et dangereuses : maladies cardiovasculaires (AVC, infarctus, etc.), insuffisance rénale ou troubles neurodégénératifs (Alzheimer). Elle concerne principalement les personnes de plus de 50 ans, mais peut être favorisée par une alimentation trop salée, un manque d’activité physique ou des prédispositions héréditaires.
Des textes antiques, issus de la médecine chinoise et égyptienne, évoquaient déjà cette hypertension, nommée alors « anomalie du pouls », ainsi que son lien avec une consommation excessive de sel et des maladies du cœur et du cerveau. Mais en Occident, sa découverte est bien plus tardive. Au IIe siècle, le célèbre médecin grec Galien pense que le sang est produit par le foie puis « consommé » par les organes. Cette théorie, excluant toute idée de circulation du sang dans le corps, sera tenace ! Ce n’est qu’à partir du XVIe siècle que les premières théories modernes sur la circulation sanguine apparaissent. Le terme d’hypertension pour désigner une trop forte pression dans les artères apparait au XIXe siècle, mais ce n’est qu’à partir des années 50 que l’on reconnait son caractère pathologique.
Aujourd’hui, on sait diagnostiquer et traiter l’hypertension artérielle dans la plupart des cas. Cependant, la recherche scientifique continue pour mieux en comprendre les mécanismes et les différences de réaction aux traitements. Le PARCC, unité spécialisée dans les troubles cardiovasculaires et rattachée à l’Université Paris Cité et à l’INSERM, est à la pointe dans ce domaine. Ses chercheurs explorent les causes de l’hypertension à l’échelle génétique, moléculaire et biologique.
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Et pour les curieux d’histoire et de médecine, découvrez l’histoire de l’hypertension artérielle (article en anglais) : Bakris, George L, and Michael A Weber. “Overview of the Evolution of Hypertension: From Ancient Chinese Emperors to Today.” Hypertension (Dallas, Tex. : 1979) vol. 81,4 (2024): 717-726. doi:10.1161/HYPERTENSIONAHA.124.21953.
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