Il y a six mois, la proclamation de la loi martiale par celui qui était alors le président de la Corée du Sud, Yoon Suk-yeol (Parti du pouvoir du peuple, conservateur), avait provoqué une onde de choc.

Auteur, Justine GUICHARD, MCF en études coréennes

Lee Jae-myung, le nouveau président, avant un meeting à Séoul, le 4 juin 2025.

© Anthony Wallace/AFP

Yoon avait été subséquemment déchu de ses fonctions pour avoir enfreint la Constitution. Ce 3 juin, les Sud-Coréens ont élu à la présidence Lee Jae-myung (Parti démocrate, progressiste). Dans son discours d’investiture, le nouveau chef de l’État s’est engagé à mettre fin à la crise politique que traverse le pays – une crise profonde qui reflète la polarisation extrême de la société sud-coréenne. Sa capacité à y parvenir semble d’ores et déjà compromise…

Le scrutin du 3 juin 2025 s’est déroulé dans les deux mois ayant suivi la destitution de Yoon Suk-yeol, comme le prévoit l’article 68, alinéa 2 de la Constitution. L’Assemblée nationale, à majorité démocrate, a d’abord initié la suspension de Yoon de ses fonctions le 14 décembre 2024. La Cour constitutionnelle a ensuite confirmé sa révocation le 4 avril dernier. Les juges qui y siègent (en principe au nombre de neuf mais en l’occurrence seulement huit) ont unanimement reconnu que le président était responsable de violations à la fois multiples et graves de la Loi fondamentale.

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