Du 25 novembre 2026 au 22 février 2027, le musée des Archives nationales invite le public à une expérience inédite : revivre l’Exposition universelle de 1867 grâce à ses archives photographiques et à un dispositif immersif en 3D. Un projet porté par Daniel Foliard, professeur à l’UFR d’études anglophone, en collaboration avec le laboratoire ECHELLES et l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

En 1867, Paris accueille la quatrième Exposition universelle. Avec 52 000 exposants venus du monde entier et des millions de visiteurs, l’événement témoigne de l’enthousiasme du XIXe siècle pour le progrès technique et les innovations. La photographie y occupe une place inédite : l’Exposition est documentée sous tous les angles par des milliers d’images, tandis que des sections entières sont consacrées à ce nouveau médium.

L’exposition Traverser le monde. L’Exposition universelle de 1867 et la photographie, présentée au musée des Archives nationales, propose de redécouvrir cet événement à travers des photographies, archives, dessins et objets originaux. Elle s’intéresse notamment aux différentes façons dont la photographie a accompagné, documenté et transformé l’expérience de l’Exposition universelle.

Une expérience immersive au cœur d’archives photographiques

L’exposition propose ensuite une plongée au cœur de l’Exposition de 1867. Équipé de lunettes 3D, le visiteur peut déambuler virtuellement dans le parc et ses pavillons à partir de photographies stéréoscopiques réalisées à l’époque.

Ce dispositif inédit est issu d’une collaboration entre Daniel Foliard, professeur d’histoire contemporaine à Université Paris Cité et spécialiste de l’histoire de la photographie, et Sarah Kenderdine, professeure de muséologie numérique à l’EPFL et directrice du laboratoire de muséologie expérimentale (eM+). Les images stéréoscopiques conservées aux Archives nationales ont été numérisées puis rectifiées grâce au machine learning afin de leur restituer leur profondeur et de permettre une exploration virtuelle de l’Exposition.

Le dispositif, développé par le laboratoire eM+, est complété par un paysage sonore composé d’extraits de témoignages d’époque. Une manière de faire dialoguer les technologies du XIXe siècle avec celles d’aujourd’hui et de transformer les archives en une véritable expérience de visite.

De la recherche à la rencontre avec les publics

Ce projet illustre également la volonté d’Université Paris Cité de faire dialoguer recherche, innovation et valorisation des savoirs. Le laboratoire ECHELLES contribue notamment au projet à travers la conception du paysage sonore, tandis que l’Université est partenaire de l’exposition.

Six étudiantes et étudiants des masters Études anglophones et LCIN – Langues, industries culturelles et créatives, innovations numériques participent également à l’exposition en assurant sa médiation culturelle auprès des visiteurs. Une première expérience que nous vous raconterons plus en détail dans un prochain article, à travers leurs témoignages.

Un ouvrage pour prolonger l’expérience

L’exposition s’accompagne de la publication de Traverser le monde. Le tournant photographique de l’Exposition universelle 1867, sous la direction de Marie-Ève Bouillon et Daniel Foliard, aux Éditions de l’Université Paris Cité. A paraître le 16 octobre dans la collection Longue vue, cet ouvrage de 160 pages propose une plongée dans l’histoire photographique de l’Exposition à travers dix chapitres et 120 reproductions. Des lunettes 3D intégrées à sa couverture permettent même de retrouver l’expérience de la photographie stéréoscopique et de déambuler virtuellement dans les pavillons de 1867.

Du 25 novembre 2026 au 22 février 2027
Musée des Archives nationales
Hôtel de Soubise, 60 rue des Francs-Bourgeois Paris 3e. 
Gratuit et ouvert à tous
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