Amandine Spire est maîtresse de conférences en géographie à Université Paris Cité, spécialiste des sociétés urbaines et des dynamiques migratoires, membre du CESSMA et chercheuse en délégation en 2022-2024 au laboratoire PASSAGES.
La médaille de bronze du CNRS récompense les premiers travaux consacrant des chercheurs spécialistes de leur domaine. Cette distinction représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes.
© Amandine Spire
Formée à l’Université de Nanterre, Amandine Spire a été recrutée en 2011 à l’Université Paris-Diderot et au SEDET (devenu CESSMA). Sa thèse a été publiée dans une version remaniée en 2011 sous le titre « L’étranger et la ville en Afrique de l’Ouest, Lomé au regard d’Accra », aux éditions Karthala.
À l’intersection des études urbaines et migratoires, Amandine Spire développent ses travaux de recherche en lien avec les enjeux de migration, de citadinité et de droit à la ville dans les sociétés post-coloniales. Dans une démarche de recherche qualitative, elle s’intéresse plus particulièrement aux expériences urbaines et migratoires dans leurs relations aux ordres sociaux et spatiaux pensées par les acteurs institutionnels, en Afrique de l’Ouest et plus récemment en France. Elle développe des expérimentations collectives de recherche-action ou de recherche par le film. Ces approches se construisent au plus près des acteurs de terrain.
Amandine Spire a fortement contribué à décentrer les études urbaines de leur approche nord-américaine et britannique, ainsi qu’à amorcer un tournant « sudiste » dans les études urbaines en France. Elle a également participé à la création puis à la co-direction de la revue Carnets de Géographes et de la collection « Singulières Migrations » aux PUV (Presses Universitaires de Vincennes), défrichant de nouveaux fronts de recherche, ouvrant des espaces d’exposition des pratiques de terrain et de réflexivité critique au carrefour des disciplines.
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