À l’Institut Hors Murs Neurosciences et cognition, les recherches conduites sous la direction de Mehrnaz Jafarian-Tehrani et Franck Oury explorent les mécanismes qui relient cerveau, vieillissement, cognition et santé mentale. Ces travaux ouvrent des pistes pour comprendre les fragilités cérébrales et mieux les prévenir.

Un Institut Hors Murs consacré aux neurosciences et à la cognition

Un Institut Hors Murs (IHM) est une structure propre à l’Université Paris Cité. Il s’agit d’un réseau virtuel qui fédère des chercheuses, chercheurs, cliniciennes, cliniciens, enseignantes et enseignants issus de laboratoires et de sites de l’université distincts, sans les regrouper dans un bâtiment physique unique. Cette structure transversale permet de connecter des équipes éparpillées sur plusieurs campus ou hôpitaux afin de mutualiser leurs ressources, d’animer la vie scientifique et de piloter des projets communs sous un label unifié.

Il y a 9 IHM, Instituts Hors Murs à l’Université. L’Institut Neurosciences et cognition regroupe les chercheurs de l’Université Paris Cité et de l’Institut Pasteur appartenant à tous les domaines des neurosciences et sciences cognitives : physiologistes, psychologues, psychiatres, mathématiciens, physiciens et informaticiens, partageant le même désir de comprendre les fonctions et dysfonctionnements du cerveau via une approche interdisciplinaire.

Préserver la résilience cognitive

Les chercheuses, les chercheurs et leurs équipes étudient comment les neurones résistent au vieillissement. Une étude récente publiée dans Nature Aging, et signée notamment par Franck Oury, montre qu’une hormone produite par l’os, l’ostéocalcine, agit sur les neurones de l’hippocampe via un mécanisme associant cil primaire et autophagie. Restaurer ce mécanisme chez des souris âgées améliore certaines déficiences cognitives. Ces résultats éclairent les mécanismes biologiques de la résilience cognitive.

Comprendre la protection du cerveau

Les travaux de l’équipe de Mehrnaz Jafarian-Tehrani portent notamment sur la myéline, indispensable au fonctionnement des circuits nerveux. Une étude de l’institut sur la démyélinisation – la perte de la gaine de myéline qui isole et protège les fibres nerveuses –, signée notamment par Mehrnaz Jafarian-Tehrani et Delphine Meffre, montre qu’une protéine, ADAM10, contribue à la maturation des cellules qui fabriquent la myéline et à son maintien. Sa perturbation entraîne, chez la souris mâle, des modifications de la myéline ainsi que des déficits moteurs et cognitifs. Ces recherches aident à mieux comprendre comment les atteintes cérébrales peuvent affecter les fonctions cognitives et, à terme, la santé mentale.

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