Sous la direction de Florence Vorspan, l’IHM AddictionS de l’Université Paris Cité développe une recherche au croisement de la psychiatrie, des neurosciences et de l’addictologie. Ses travaux récents éclairent les liens entre addictions, troubles psychiatriques et atteintes cérébrales, tout en ouvrant des pistes pour améliorer le diagnostic et les prises en charge.

Les Instituts Hors Murs (IHM) de l’Université Paris Cité

L’Université Paris Cité compte 9 Instituts Hors Murs (IHM), des structures de recherche qui lui sont propres. Ce sont des organisations interdisciplinaires centrées sur un grand enjeu scientifique ou de santé publique. Elles décloisonnent les disciplines en faisant travailler ensemble la recherche fondamentale, la médecine clinique et la formation pour accélérer les découvertes et leur application au service des soins. L’IHM AddictionS entend ainsi mener des recherches dans toutes les disciplines concernées par les addictions.

Mieux repérer les troubles associés

Une étude récente menée auprès de patientes et patients souffrant d’addictions montre l’importance d’un diagnostic précis du TDAH associé. Parmi plusieurs outils évalués, l’entretien DIVA-5 se distingue par sa capacité à confirmer le diagnostic. Ces résultats contribuent à mieux identifier les pathologies dites « duelles », alliant un trouble addictif et un trouble psychiatrique, dont la prise en charge doit être intégrée.

Comprendre les mécanismes de vulnérabilité

Les recherches sur l’addiction à la cocaïne mettent également en évidence le rôle des traumatismes de l’enfance et de la résilience. Chez la cohorte de patientes et patients étudiée, une plus grande sévérité psychiatrique est associée à davantage de traumatismes et à une moindre résilience. Ces données plaident pour des interventions intégrant l’histoire de vie et le renforcement des capacités de résilience.

 

Des marqueurs pour mieux soigner

D’autres travaux explorent les conséquences cérébrales du sevrage alcoolique, notamment grâce à des biomarqueurs sanguins de lésions neuronales et gliales. En objectivant ces atteintes, les chercheuses, les chercheurs et les équipes cliniques disposent de nouvelles pistes pour mieux comprendre la santé mentale et personnaliser les soins.

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