Sylvie Contamina, lauréate 2026 de la Médaille de l’engagement de l’Université Paris Cité

Agente SAENES de classe exceptionnelle, Sylvie Contamina a exercé pendant plus de vingt ans les fonctions de gestionnaire administrative et financière au sein de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP). Au cours de cette période, elle a notamment assuré la gestion et le suivi budgétaire des commandes, des missions ainsi que des contrats de recherche, qu’ils soient européens ou financés par l’ANR.

Depuis 2022, elle a également accompagné la mise en place du protocole d’accord avec l’Institut national de géophysique et de vulcanologie (INGV) en Italie et a participé activement à l’organisation de colloques. Véritable interface entre les différents services de l’Institut, Sylvie Contamina a aussi accueilli et orienté les chercheuses, chercheurs, étudiantes et étudiants étrangers dans leurs démarches administratives.

Son implication dans la vie collective de l’IPGP s’est également manifestée par sa participation aux réunions du Conseil d’équipe, dont elle a assuré la rédaction des comptes-rendus, et par son mandat d’élue au Conseil d’administration de l’Institut. Par la diversité de ses missions et sa connaissance approfondie de l’établissement, elle a contribué de manière décisive au bon fonctionnement de l’IPGP et à l’accompagnement de ses équipes au quotidien.

 

Entretien

Que représente pour vous la Médaille de l’engagement de l’Université Paris Cité ?

Cette médaille représente pour moi l’engagement collectif, et pas seulement le mien. J’ai toujours travaillé au sein d’équipes, avec les chercheurs, doctorants, et personnels de services centraux, c’est donc pour et par le collectif que j’ai évolué dans ma carrière. Cette médaille en ce sens donne de la visibilité au terme « moyens humains », c’est à dire à l’ensemble des personnels, techniciens, administratifs, qui contribuent au fonctionnement de l’université.

Après avoir exercé une partie de ma carrière dans le privé, j’ai rejoint l’université Paris 7 et ai été affectée dans une équipe de recherche à l’Institut de Physique du Globe de Paris. J’y ai découvert un domaine que je ne connaissais pas : la recherche, dans les sciences de la Terre, et plus particulièrement la Sismologie.

En tant que gestionnaire j’ai fait partie intégrante de cette équipe, et ce fut un honneur de travailler à l’IPGP durant toutes ces années. J’ai rencontré des chercheurs passionnants et passionnés, des doctorants étrangers, et j’ai eu la chance de travailler avec des personnes de tous horizons et cultures, cela a été enrichissant.

Qu’appréciez-vous particulièrement dans le cadre de votre travail avec l’Université Paris Cité ?

Après avoir exercé une partie de ma carrière dans le privé, j’ai rejoint l’université Paris 7 et ai été affectée dans une équipe de recherche à l’Institut de Physique du Globe de Paris. J’y ai découvert un domaine que je ne connaissais pas : la recherche, dans les sciences de la Terre, et plus particulièrement la Sismologie. En tant que gestionnaire j’ai fait partie intégrante de cette équipe, et ce fut un honneur de travailler à l’IPGP durant toutes ces années. J’ai rencontré des chercheurs passionnants et passionnés, des doctorants étrangers, et j’ai eu la chance de travailler avec des personnes de tous horizons et cultures, cela a été enrichissant.

Quels ont été les moments les plus marquants de votre carrière ?

Certains projets européens ont été complexes, et également la gestion de missions de terrain à l’étranger dans des situations d’urgence. J’ai été membre élue du conseil d’administration de l’IPGP pendant deux mandats, et j’ai beaucoup appris sur le fonctionnement de l’établissement et des institutions.

À partir de 2022, j’ai organisé des colloques internationaux pour le compte des Relations Internationales de l’IPGP dans le cadre de MoU (colloques ERI-IPGP avec le Japon, et INGV-IPGP avec l’Italie), et de nombreux séminaires dans l’équipe de Sismologie. Dans le cadre de mes fonctions, j’ai accueilli les chercheurs et étudiants étrangers et je me suis efforcée de faciliter leurs démarches.

L’année du Covid a été difficile pour tous, et, comme beaucoup d’autres personnes d’ailleurs, j’ai veillé au bien-être de l’ensemble de l’équipe afin de créer du lien pendant cette période. J’ai par la suite suivi une formation de premier secours en santé mentale pour être mieux à l’écoute des doctorants pouvant ressentir le besoin de s’exprimer sur cette thématique.

Des projets pour la suite ?

Je fais valoir mes droits à la retraite au 1er octobre. J’envisage de m’engager dans une association de quartier pour permettre aux enfants les plus éloignés de la lecture découvrir le plaisir de lire, mais c’est encore au stade de projet, je dois d’abord moi-même me former pour le faire, c’est mon prochain défi.