En 2026, le Conseil européen de la recherche a annoncé l’attribution de 421 bourses « Starting Grants » à d’éminentes chercheuses et d’éminents chercheurs en début de carrière à travers l’Europe, dans le cadre du programme « Horizon Europe ». Cette année, quatre scientifiques des laboratoires de l’Université Paris Cité ont bénéficié d’un financement.

Les ERC Starting Grants, financés par le Conseil européen de la recherche (ERC), soutiennent les jeunes chercheuses et jeunes chercheurs les plus prometteurs au niveau international en leur offrant les moyens de développer des projets de recherche ambitieux et innovants. Le 3 septembre, l’ERC a annoncé les lauréats des Starting Grants 2025. Parmi eux, quatre mènent leurs recherches dans des laboratoires de l’Université Paris Cité. Les thématiques des projets lauréats incluent la biologie, la physique et les mathématiques.

Scientifique dont le projet est coordonné par l’Université Paris Cité

Camille Cohen, médecin chercheur en néphrologie, pour le projet Infibrosis – Centre de Recherche sur l’Inflammation (CRI) – UMR 1149 (Université Paris Cité/Inserm/ERL CNRS 8252)

Le projet Infibrosis, lauréat d’une prestigieuse ERC Starting Grants 2026, porté par Camille Cohen, médecin chercheur en néphrologie à l’Université Paris Cité au Centre de Recherche sur l’inflammation*, contribuera à améliorer les connaissances sur la maladie rénale chronique. Les résultats produits dans ce projet contribueront à développer des traitements adaptés aux patientes et patients dans les premières phases de la maladie.

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Scientifiques dont le projet est coordonné par d’autres tutelles

Louis Lalanne, chercheur en physique nucléaire, pour le projet UNION (Understanding the size of the nucleus) – Laboratoire de Physique des 2 Infinis Irène Joliot-Curie (IJCLab) – UMR 9012 (CNRS IN2P3/Université Paris-Saclay/Université Paris Cité)

Le noyau atomique a été découvert il y a plus d’un siècle, néanmoins de nombreuses questions subsistent. Le projet UNION cherche à mieux comprendre comment la taille du noyau atomique évolue. En combinant des méthodes expérimentales innovantes et des approches théoriques de pointe, UNION offrira un éclairage inédit sur les mécanismes microscopiques qui gouvernent l’évolution de la structure nucléaire. UNION fera progresser les connaissances fondamentales sur le noyau atomique et participera à la formation d’une nouvelle génération de physiciennes et physiciens dans les méthodes de spectroscopie laser de haute résolution, appliquée à la physique nucléaire.

Niloufar Nilforoushan, chercheuse en physique de la matière, pour le projet REPHASE (Resonant control of emergent phases in van der Waals materials) – Laboratoire Phénomènes et Matériaux Quantiques (MPQ) – UMR 7162 (CNRS/Université Paris Cité)

Lorsque des impulsions laser intenses interagissent avec la matière, elles peuvent modifier son état. Dans de nombreux cas, la lumière perturbe le système de manière trop intense, détruisant précisément l’ordre électronique et magnétique que l’on cherche à contrôler. Le projet REPHASE cherche à induire ou à renforcer l’ordre électronique et magnétique d’un matériau en utilisant des impulsions laser. REPHASE exploitera la spectroscopie Raman résolue en temps, une sonde particulièrement sensible à l’état du matériau. Cette approche permettra d’ouvrir de nouvelles voies pour le contrôle des propriétés des matériaux et de révéler les interactions fondamentales qui sous-tendent l’émergence de l’ordre. REPHASE permettra à la fois de faire progresser notre compréhension fondamentale des matériaux quantiques hors équilibre et de poser les bases conceptuelles de futurs dispositifs quantiques et ultra-rapides.

Pieter Lammers, chercheur en mathématiques, pour le projet GeStruct (Geometric Structure of Lattice Spin O(N) models) – Laboratoire de Probabilités, Statistique et Modélisation (LPSM) – UMR 8001 (Collège de France/CNRS/Sorbonne Université)

Les travaux de Piet Lammers portent principalement sur des problèmes issus de la mécanique statistique. En appliquant des techniques issues de la combinatoire et de la théorie des probabilités, ses recherches ont apporté une contribution significative à la compréhension de la transition de Berezinskii-Kosterlitz-Thouless et de la rupture spontanée de symétrie en deux dimensions. Ses collaborations scientifiques s’étendent à divers groupes de recherche en Europe, notamment en France, en Suisse et en Autriche.

Le saviez-vous ?

Les pôles recherche des trois facultés disposent de départements d’ingénierie et de management de projets/grants-office qui accompagnent les porteuses et porteurs de projets dans le montage, le dépôt et le cycle de vie de leur projet de recherche.
Faculté de Santé
Faculté de Sciences
Faculté Sociétés et Humanités

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