Journée mondiale de l’environnement : des campus durables aux écosystèmes vivants
À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin, l’Université Paris Cité met en lumière plusieurs initiatives menées par la communauté universitaire et ses partenaires. Du développement durable dans les campus à la valorisation du vivant, ces démarches font vivre l’engagement de l’établissement pour la santé planétaire en articulant recherche, formation et action de terrain.
Agir pour des campus plus durables
Parce que la transition écologique se joue au cœur de nos lieux d’études et de travail, l’université place l’évolution de ses sites et des usages de sa communauté comme priorité pour répondre aux défis climatiques et environnementaux actuels. De la rénovation durable de ses espaces à la mise en place du tri sélectif, chaque campus devient un levier d’action pour la transition.
Le schéma directeur DD&RSE 2025-2030 : une boussole pour la transformation
Au-delà des actions visibles sur ses sites, l’Université Paris Cité structure son engagement à travers son schéma directeur Développement Durable et Responsabilité Sociétale et Environnementale (DD&RSE) 2025-2030. Cette feuille de route ambitieuse ne se limite pas à une intention : elle définit une stratégie globale qui garantit l’orientation des activités de l’université autour de principes de durabilité et de responsabilité.
Trois leviers pour une université responsable
Développer une politique d’achat engagée
L’université renforce ses exigences en privilégiant des produits durables, locaux et à faible empreinte carbone. Cette démarche vise à limiter le gaspillage en favorisant les matériaux recyclables ou réutilisables, tout en intégrant des critères sociaux et éthiques rigoureux dans ses marchés publics.
Cette ambition a franchi une étape majeure avec le lancement du Schéma de promotion des achats publics socialement et écologiquement responsables (SPASER). Feuille de route opérationnelle, le SPASER structure nos actions pour répondre aux obligations légales tout en diffusant une culture commune de la responsabilité au sein de toute la chaîne d’approvisionnement de l’établissement.
Réduire nos consommations d’énergie
Face à l’urgence climatique, l’université déploie une stratégie de sobriété énergétique adaptée à la diversité de son parc immobilier. Cette politique s’articule autour d’un triple objectif : réduire la consommation, améliorer l’efficacité des infrastructures et amorcer la transition vers des énergies renouvelables.
En cohérence avec le Schéma Pluriannuel de Stratégie Immobilière (2022-2027) et les projets du Contrat de plan État-Région, l’établissement engage des travaux de rénovation et d’optimisation technique visant à limiter l’impact environnemental de ses bâtiments, de leur conception à leur exploitation. Pour piloter cette transformation, l’université met en place un plan de comptage énergétique. Ce suivi rigoureux sur l’ensemble des sites permet d’identifier les gisements d’économie et de renforcer l’efficacité énergétique globale.
Préserver les espaces verts
L’université s’engage dans une démarche de recensement et de préservation de ses espaces verts pour en faire de véritables refuges de biodiversité et des outils de régulation des microclimats urbains. Plus que des lieux de respiration, ils deviennent des plateformes de recherche et d’apprentissage à ciel ouvert, à l’image du jardin botanique de la Faculté de Pharmacie.
Pour que cette reconquête du vivant soit l’affaire de toutes et tous, l’université déploie des actions de sensibilisation, telles que des déambulations naturalistes. Ces moments de partage permettent à la communauté universitaire de redécouvrir la nature « commune » de son quotidien, d’en comprendre la fragilité et de devenir actrice de sa protection.
Explorer et valoriser le vivant
La station d’Écologie Forestière : un laboratoire grandeur nature
Au cœur de la stratégie de préservation du vivant, la station Écologique Forestière de l’Université Paris Cité occupe une place de premier plan. Pilier de la recherche environnementale de l’établissement, elle remplit un rôle scientifique majeur en permettant l’étude in situ des écosystèmes forestiers et de leur dynamique.
La station se distingue par sa plateforme Gaston Bonnier, une infrastructure de recherche innovante située en lisière de la Forêt de Fontainebleau. Point d’observation des interactions entre activités humaines et milieux naturels, elle permet à la station Écologique Forestière d’être au cœur des problématiques de transitions environnementales et d’adaptation aux changements globaux.
L’Institut de physique du globe de Paris : former aux sciences de la Terre, de l’environnement et aux grands défis du XXIe siècle
Établissement-composante de l’Université Paris Cité, l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) développe une offre de formation complète, de la Licence au Master, autour des sciences de la Terre, de l’environnement, du climat et des risques naturels. Adossées à une recherche de pointe et à des observatoires scientifiques reconnus internationalement, ces formations permettent de comprendre le fonctionnement du système Terre et d’apporter des réponses concrètes aux grands enjeux environnementaux contemporains.
Les enseignements proposés à l’IPGP reposent sur une approche interdisciplinaire mêlant géophysique, géochimie, géologie, climatologie, sciences de l’environnement, observation de terrain, modélisation et analyse de données. Cette articulation étroite entre recherche, terrain et société permet aux étudiantes et étudiants d’être formés au plus près des réalités scientifiques et environnementales actuelles.
CONNECT-Plant Being : donner une voix au végétal
L’exploration du vivant prend une forme artistique et interactive avec le projet CONNECT-Plant Being. Fruit d’un partenariat entre les laboratoires LIED, LADYSS et le Studio Organique, ce dispositif visuel propose une rencontre inédite entre science et art. Des électrodes captent les variations de potentiels électriques dans les vaisseaux d’un arbre pour être exploités par des scientifiques et permettre au public d’interagir avec le monde végétal.
« Notre rapport aux plantes dans nos sociétés occidentales est historiquement marqué par un rapport hiérarchique au vivant, conséquence de Descartes et de la Scala naturae. Malgré une diversité des savoirs, ce rapport surplombant, intellectuellement admis, a façonné notre perception du vivant, notamment des plantes, jusqu’à les rendre invisibles. La « cécité végétale » décrit l’idée que les humains ne feraient pas attention aux plantes, sauf quand elles leur sont utiles, de part notamment à leur manque de connaissance de leur biologie et de leur singularité, mais aussi du fait que notre œil est naturellement attiré par ce qui bouge à notre échelle, comme les animaux. Dans nos recherches, nous nous intéressons aux réponses très rapides des plantes à leur environnement, dont les signaux électriques, qui mettent en lumière leur réactivité et leur sensibilité. Au sens où elles disposent de capteurs spécifiques et très sensibles aux paramètres environnementaux, qu’ils soient d’origine biologique ou non. Grâce à cette expertise, nous pouvons à la fois explorer des comportements végétaux encore peu étudiés mais également, dans une approche interdisciplinaire, l’évolution des perceptions des humains aux plantes, notamment des citadines et des citadins. Nos actions de médiation de la recherche portent cette ambition : faire évoluer la perception des plantes par une meilleure connaissance de leur manière d’être au monde, et rendre nos environnement plus soutenables car plus en lien avec le vivant dont nous faisons partie. »
Delphine Arbelet-Bonnin, docteure en biologie cellulaire et ingénieure à l’Université Paris Cité au LIED, porteuse du projet CONNECT-Plant Being.




