Grâce au soutien du programme SMARTS-UP Graduate Schools, Federica Namor, doctorante à l’Institut de Recherche Saint-Louis (IRSL – Université Paris Cité/Inserm) et Marie Robert, jeune docteure du Centre de Recherche sur l’Inflammation (CRI – Université Paris Cité/Inserm/CNRS/AP-HP), ont été sélectionnées pour participer à la 75ᵉ édition des prestigieux Lindau Nobel Laureate Meetings. Pendant une semaine, elles ont eu l’opportunité d’échanger avec des Prix Nobel, aux côtés de 600 jeunes chercheuses et chercheurs venus du monde entier. Les deux scientifiques reviennent sur cette expérience exceptionnelle, marquée par des rencontres inspirantes, des débats interdisciplinaires et une réflexion sur l’avenir de la recherche.

Photo de gauche : Marie Robert (à gauche) et Katalin Karikó, Prix Nobel de médecine 2023.

Photo de droite : Luca Ferrini (à gauche), Alexandre Vulic, consul général de France à Munich,  Marie Robert et Federica Namor.

Des échanges privilégiés avec des Prix Nobel

Parmi les nombreuses figures scientifiques présentes à Lindau, une rencontre a particulièrement inspiré les deux jeunes chercheuses : celle de Katalin Karikó, lauréate du prix Nobel de médecine 2023 pour ses découvertes sur les modifications des bases nucléosidiques de l’ARN messager (ARNm).

« J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec elle à plusieurs reprises et j’ai été frappée par sa résilience. Elle a été licenciée et a perdu ses financements, mais malgré cela, elle n’a jamais baissé les bras, elle a persévéré dans sa voie et cela lui a valu de remporter le prix Nobel. », confie Federica.

 

« L’humilité et la sincérité de son témoignage, notamment en tant que mère de famille, m’ont beaucoup marquée. » souligne Marie.

Au-delà des conférences scientifiques, Federica et Marie retiennent surtout la richesse des échanges.

« Beaucoup de Prix Nobel prenaient le temps de discuter avec nous pendant les déjeuners ou les pauses-café. Cela m’a fait comprendre l’importance de la transmission des connaissances et des expériences, y compris à travers des échanges informels. » témoignage Federica.

 

« Je fus d’emblée saisie par une discussion entre trois Prix Nobel de la Paix dont les témoignages étaient très forts et engageants. Plusieurs sessions nous ont ensuite amené à nous interroger sur le rôle que l’on devait jouer, en tant que jeunes scientifiques, au sein de la société qui nous entoure et des problématiques actuelles. » ajoute Marie.

L’interdisciplinarité, un moteur pour faire avancer la recherche

En réunissant des chercheuses et chercheurs issus de domaines variés, les Lindau Nobel Laureate Meetings ont illustré l’importance de croiser les regards pour faire émerger de nouvelles idées.

 « Je suis convaincue qu’ouvrir son esprit à d’autres domaines est une source de progrès majeur. Vous faites des liens entre votre travail et différentes disciplines auxquels vous n’auriez jamais pensé. L’interdisciplinarité permet de repousser les frontières de vos connaissances. » explique Marie.

Une conviction également partagée par Federica.

« Rencontrer d’autres jeunes chercheuses et chercheurs travaillant dans des disciplines différentes de la mienne a éveillé ma curiosité pour d’autres domaines et m’a donné de nouvelles pistes à appliquer directement à mon travail, auxquelles je n’aurais pas pensé en échangeant uniquement avec des collègues de ma discipline. »

Une expérience qui nourrit leur engagement pour la recherche

Cette immersion internationale a renforcé la passion de nos deux jeunes scientifiques pour la recherche et leur a ouvert de nouvelles perspectives.

« En tant que scientifique, l’ouverture vers d’autres disciplines éveille encore plus ma curiosité et je repars avec de nouvelles idées pour mes projets de recherche. A titre personnel, cette semaine m’amène à m’interroger sur la place des scientifiques dans les enjeux de société actuels. », explique Marie.

Une semaine qui a redonné de l’espoir à Federica.

« Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est la grande passion pour la recherche qui régnait tout au long de la conférence. Cela m’a donné un immense espoir pour l’avenir du monde de la recherche, ce qui a ravivé ma passion, même dans un contexte sociopolitique où la recherche passe au second plan. »

Les Graduate Schools, un cadre propice au développement des parcours scientifiques

Marie et Federica ont pu vivre cette expérience unique grâce au soutien du programme SMARTS-UP Graduate Schools. Leurs parcours illustrent pleinement la vocation des Graduate Schools de l’université : proposer des formations par et pour la recherche, qui accompagnent les étudiantes et étudiants dans la construction de leurs parcours scientifiques.

Federica souligne l’importance de cet encadrement dès le master.

« J’ai obtenu une bourse SMARTS-UP Graduate Schools qui m’a bien aidée durant mon master. Cela montre que l’université continue de manifester un intérêt important pour accompagner les jeunes étudiantes et étudiants dans leurs premiers pas de chercheur et chercheuse. »

Marie, dont le parcours médecine-sciences s’inscrit également dans d’autres dispositifs de formation, souligne le rôle essentiel joué par son environnement universitaire.

« Mon école doctorale, BioSPC, et la Graduate School G.E.N.E. ont été d’un grand soutien au cours de ces trois années de thèse de sciences. »

 

A propos

 

Federica Namor est doctorante à l’Institut de Recherche Saint-Louis (IRSL – Université Paris Cité/Inserm) au sein de l’équipe du Dr. Lina Benajiba. Elle mène des travaux sur l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques dans la leucémie aiguë myéloïde.

 

Marie Robert est une jeune docteure du Centre de Recherche sur l’Inflammation (CRI – Université Paris Cité/Inserm/CNRS/AP-HP) et de l’Institut Pasteur (Immunologie Translationnelle – Institut Pasteur/Université Paris Cité) ayant soutenu sa thèse en décembre 2025, également interne en médecine à l’AP-HP. Ses travaux visent à étudier le rôle joué par le système immunitaire dans des maladies comme la sarcoïdose et la tuberculose, améliorer leur diagnostic et développer des traitements innovants.

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