Pour la première fois, l’Université Paris Cité atteint la 57e place mondiale au classement de Shanghai (ARWU), son meilleur classement depuis sa création. Elle demeure par ailleurs la 4e université française.

Le nouveau classement de Shanghai, ou Academic Ranking of World Universities, a été dévoilé ce samedi 15 août 2026. En se hissant à la 57e place, UPCité s’illustre, comme chaque année depuis sa création, dans le top 100 mondial.

Fort de ses 113 unités de recherche et de sa production scientifique représentant 10 % des publications scientifiques en France, l’établissement démontre sa capacité à déployer une activité de recherche au meilleur niveau international pour répondre aux grands défis scientifiques contemporains.

« Après six ans d’existence, la progression continue d’UPCité dans un paysage académique international toujours plus compétitif conforte notre trajectoire d’excellence, valide la robustesse de notre modèle interdisciplinaire, et la force de nos partenariats. Ce succès est le résultat de l’engagement de tout l’écosystème de recherche d’UPCité, de ses trois Facultés – Santé, Sciences, Sociétés & Humanités – de l’IPGP, de l’Institut Pasteur, des organismes de recherche co-tutelle (Inserm, CNRS, Inria, IRD, CEA, INRAE), et des universités franciliennes partenaires. Il reflète l’impact des travaux de recherche des enseignants-chercheurs, chercheurs, et doctorants, et est rendu possible par le soutien quotidien indispensable des personnels d’appui à la recherche et de l’ensemble des fonctions supports de l’établissement.

 

Cette année une partie de la progression est par ailleurs due à un travail d’analyse mené avec Sorbonne Université, l’Université Paris-Saclay, et la vice-chancellerie des universités de Paris, pour améliorer le référencement de prix et distinctions historiques précédemment non pris en compte suite aux reconfigurations universitaires parisiennes, restituant ainsi l’héritage scientifique de nos institutions.

 

Il est enfin important de rappeler que ce rang de classement est le fruit des politiques d’investissement dans la recherche menées depuis le Grand Emprunt (devenu France 2030) – au premier rang desquelles figurent les initiatives d’excellence IdEx et ISITE – qui ont soutenu l’autonomie, la restructuration, et la différenciation des universités intensives en recherche. Alors que l’investissement dans l’ESR apparait aujourd’hui fragilisé (dévitalisation de la LPR, non-compensation partielle du CAS pension…), le soutien financier à la recherche et aux universités est plus que jamais indispensable pour soutenir cette dynamique tournée vers l’excellence de la recherche et de l’innovation, et pour préserver la souveraineté de la France et son rayonnement international », explique Édouard Kaminski, président de l’Université Paris Cité.

Tout en saluant cette reconnaissance, il convient de rappeler que le classement de Shanghai demeure un indicateur partiel, n’évaluant pas la qualité des formations et de l’insertion professionnelle, et ne mesurant pas plus globalement la capacité des universités à mobiliser tous les champs du savoir, notamment les sciences humaines et sociales, pour éclairer le débat public et répondre aux grands enjeux sociétaux.

Méthodologie du classement

À lire aussi