Chaque année, les Graduate Schools de l’Université Paris Cité organisent leurs écoles d’été, des espaces privilégiés de formation, propices aux rencontres et aux collaborations scientifiques. Étudiantes, étudiants, doctorantes, doctorants et scientifiques s’y retrouvent autour de thématiques variées, au croisement des disciplines et des approches. Retour sur quatre écoles d’été organisées par les Graduate Schools qui illustrent la richesse de ces rendez-vous estivaux.
French-German Summer School 2026 : une immersion scientifique et interculturelle autour des maladies ré-émergentes
L’École Nationale Vétérinaire d’Alfort (ENVA) et la Graduate School One Health-Emerging Infectious Diseases (1H-EID) de l’Université Paris Cité ont accueilli l’édition 2026 de la French-German Summer School. Pendant une semaine, enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs français ont retrouvé des étudiantes et étudiants venus d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, de France et de Suisse, réunis autour d’une thématique commune : les maladies ré-émergentes et l’approche One Health.
Le programme scientifique a couvert un large spectre de sujets : les enjeux des émergences dans un monde globalisé, les zoonoses comme l’hépatite E, les maladies transmises par des vecteurs (tiques et insectes volants), ou encore les émergences liées aux coronavirus. Les participantes et participants ont également pu s’initier à des techniques de pointe lors de travaux pratiques dédiés au RNAscope et au diagnostic des tiques, ainsi qu’à une sortie de terrain de collecte de tiques en forêt de Sénart.
Au-delà des enseignements scientifiques, la semaine a offert un riche volet socioculturel : visites du musée Fragonard, de plateformes de recherche de l’Institut Pasteur et du campus Odéon, ainsi qu’une croisière sur la Seine et la découverte du Musée d’Histoire de la Médecine. Autant d’occasions de favoriser les échanges et l’immersion culturelle.
« Je dirai aux futurs étudiants et étudiants que participer à ces activités est essentiel, car cela leur offre l’occasion d’apprendre et de partager leurs idées et leurs travaux de recherche avec d’autres doctorants et doctorantes, qu’ils travaillent sur des sujets similaires ou différents, offrant ainsi un véritable espace de collaboration et de critique constructive. C’est une occasion unique de conjuguer moments d’échange et de convivialité avec les aspects scientifiques et pratiques du terrain, pour vivre une expérience riche et variée. »
Regine, doctorante à la Veterinärmedizinische Universität Wien (Austria), menant des recherches sur l’écophysiologie de la halte migratoire désertique chez les passereaux migrateurs.
ExQuaCCo : une école d’été au cœur des nouvelles approches en linguistique
L’édition 2026 de l’école d’été ExQuaCCo, organisée par la Graduate School Linguistics, s’est tenue à Fréjus, au sein de la Villa Clythia du CNRS. Pensée comme un espace de rencontre entre les différentes disciplines de la linguistique, ExQuaCCo a réuni spécialistes de linguistique formelle, expérimentale, de terrain et informatique autour de cours et d’ateliers en anglais consacrés notamment à la linguistique computationnelle, aux analyses quantitatives et à la recherche expérimentale.
Les participantes et participants de l’école d’été ExQuaCCo.
Hébergés sur place, étudiantes et étudiants, doctorantes et doctorants, chercheuses, chercheurs et ingénieurs ont bénéficié d’un cadre convivial, propice au développement de nouvelles collaborations entre linguistes.
« Cette expérience a été très enrichissante pour moi. La modularité du programme, avec des sessions à la carte, a permis à chacune et chacun de construire un parcours adapté à ses besoins et à la diversité des thématiques de recherche. Au-delà des séminaires, le séjour a favorisé les échanges entre doctorantes, doctorants, chercheuses et chercheurs venus d’horizons différents, permettant de confronter nos recherches et de décloisonner nos travaux. Les discussions se poursuivaient lors des temps informels, notamment autour de parties de Mot de passe, particulièrement animées entre linguistes ! Je repars avec des compétences très utiles pour la suite de mes recherches, de nouveaux contacts dans la communauté des linguistes et d’excellents souvenirs. »
Antonio Brăileanu, doctorant en première année.
AMR Horizons 2026 : trois jours pour repenser la résistance aux antimicrobiens
Les Graduate Schools Antimicrobial Resistance et One Health – Emerging Infectious Diseases ont réuni à Paris des chercheurs et chercheuses, des professionnels et professionnelles de santé, des représentants et représentantes du secteur industriel ainsi que des étudiants et étudiantes autour d’un défi commun : la résistance aux antimicrobiens, identifiée par l’Organisation mondiale de la santé comme l’une des principales menaces pour la santé publique au XXIe siècle.
Intitulée « AMR Horizons 2026 : From Molecules to One Health », cette école d’été a proposé un parcours scientifique complet allant des mécanismes moléculaires de la résistance à ses dimensions globales, épidémiologiques et interdisciplinaires. Au cœur de l’approche One Health, les échanges ont porté sur les nouvelles stratégies de prévention et de traitement des infections, ainsi que sur les liens entre santé humaine, animale et environnementale, pour mieux anticiper les défis sanitaires de demain.
Les participantes et participants ont également pu découvrir les travaux de jeunes chercheurs et chercheuses lors de présentations et de sessions posters, et prendre part à un speed-dating scientifique favorisant les rencontres et le networking.
Migrations et mondialisation : croiser les regards sur les enjeux de santé et de mobilité
Soutenue par la Graduate School Society & Health, l’école d’été « Migrations et mondialisation », offre aux jeunes chercheuses et chercheurs un espace de formation, de partage scientifique et de mise en réseau autour des recherches sur les mobilités humaines.
Les participantes et participants de l’école d’été Migrations et mondialisation.
© Moubarakou LIADI
Organisée depuis plusieurs années, elle s’inscrit dans une approche globale des migrations, en questionnant les parcours et expériences des personnes migrantes dans les espaces de départ, de transit et d’arrivée, tout en favorisant le croisement des méthodes et des perspectives sur les processus migratoires.
Cette nouvelle édition a exploré les liens entre migrations et santé, en abordant notamment l’accès aux soins, les inégalités et discriminations dans les parcours de santé, ainsi que les mobilités liées à la recherche de soins et à l’exercice des métiers de la santé.
Pendant une semaine, une trentaine de doctorantes et doctorants venus de différentes régions du monde ont échangé avec une quinzaine de chercheuses et chercheurs issus de disciplines variées, à travers conférences, ateliers et réflexions collectives autour des phénomènes migratoires.
« Cette école d’été m’a permis d’enrichir mes connaissances grâce à des interventions variées en lien avec mon sujet de recherche, qui porte sur l’insertion des primo-arrivantes et arrivants et les problématiques d’acculturation et de santé. Les échanges avec les intervenantes et intervenants très accessibles et disponibles m’ont également apporté des pistes de réflexion intéressantes pour ma thèse. La très bonne entente au sein du groupe de doctorantes et doctorants nous a permis de partager nos travaux et de découvrir différentes recherches menées à l’international autour de la thématique Santé et Migration. »
Charles Tainturier, doctorant en deuxième année de thèse au sein du CEPED
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