La Graduate School* Sustainability, Organisations & Institutions a offert aux trois lauréates et lauréats de son Prix du meilleur mémoire 2025 l’opportunité de participer au Sommet international Désertif’actions, « Résilience des territoires face aux crises », organisé à Djerba. L’objectif ? Élaborer un plaidoyer fondé sur des solutions concrètes, en vue d’influencer les décisions de la COP17 de l’ONU sur la lutte contre la désertification. Luna Colovray, 3e prix du meilleur mémoire et aujourd’hui doctorante en géographie, revient sur cette expérience marquante de son parcours en Graduate School au sein d’UPCité.

Luna Colovray, doctorante en géographie et 3e prix du meilleur mémoire de la Graduate School Sustainability, Organisations & Institutions.

Comment s’est déroulée cette première expérience dans un sommet international pour vous ?

Ces trois jours de sommet ont été très intenses. J’ai participé à des tables rondes et ateliers thématiques animés par des acteurs et actrices issus de la société civile, du monde de la recherche, des associations, d’institutions privées, publiques et de collectivités territoriales.

J’avais déjà assisté à des colloques et sommets en France, où j’avais surtout rencontré des Européens. C’est la première fois que je participais à un événement international de cette ampleur, et le fait d’être en Afrique m’a permis de rencontrer d’autres personnes et de me confronter à des réalités différentes.

 

Pouvez-vous revenir sur un échange ou un moment qui vous a particulièrement marquée ?

J’ai échangé avec l’organisateur d’une table ronde au sujet de la présence de différents acteurs économiques. Ils participent à ce sommet pour promouvoir leurs outils dans une logique de rentabilité, ce qui peut entrer en contradiction avec les objectifs de soutenabilité. Néanmoins, on ne peut pas se passer de ces acteurs, qui restent essentiels à l’élaboration de solutions.

Ce sommet m’a permis de sortir de la théorie, de découvrir le terrain et l’obligation de prendre en compte les réalités économiques.

 

Qu’est-ce que cette expérience vous a apportée d’un point de vue recherche ?

Cette expérience m’a amenée à questionner ma méthodologie de recherche dans le cadre de ma thèse sur l’héritage foncier et ses impacts.

J’ai appris beaucoup de choses, notamment sur les réalités foncières en Afrique. Par exemple, au Cameroun, les grandes terres foncières sont souvent héritées et divisées, ce qui rend très difficile la mise en place de stratégies collectives de lutte contre la désertification.

J’ai rencontré de nombreuses personnes aux profils variés, et j’ai découvert des organisations et institutions très intéressées par mon sujet de thèse, ce qui m’a fait prendre conscience que les enjeux fonciers sont bien plus larges que ce que j’imaginais.

 

En quoi votre parcours en Graduate School vous a préparée à vivre ce type d’événement international ?

Le master Analyse et Politique Économique de la Graduate School Sustainability, Organisations & Institutions a renforcé mon envie de faire de la recherche. Il m’a fourni un cadre bienveillant et motivant où nous sommes initiés à une recherche encadrée et libre.

Le master m’a également permis de participer à des lunch seminars et de rencontrer des étudiantes et étudiants venus du monde entier.

 

Quelles compétences acquises pendant votre master vous ont été utiles sur place ?

J’ai découvert tout un pan de l’économie et travaillé avec des chercheuses et chercheurs qui ont des approches transversales, pas seulement centrées sur les mathématiques et les marchés.

J’ai aussi développé des compétences essentielles comme la prise de parole en anglais et la capacité à présenter mes travaux de recherche à mes pairs, en étant considérée comme une chercheuse.

*programme de formation et recherche post-licence incluant master et doctorat

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