Le CNRS a dévoilé, ce 9 juillet, les lauréates et lauréats des médailles de cristal 2026. Quatre distinctions viennent cette année récompenser des personnels d’appui à la recherche exerçant dans des laboratoires de l’Université Paris Cité : deux médailles de cristal individuelles et deux médailles de cristal collectif qui témoignent de l’expertise et de l’engagement de ces acteurs essentiels de la recherche.

En haut à gauche : Giulia Hull © Laurent Ardhuin/CNRS
En haut à droite : Stéphane Dheilly © CNRS
En bas à gauche : l’équipe du LPENS lauréate © CNRS Paris-Centre
En bas à droite : la plateforme IVETh © NABI

Depuis 1954, les médailles du CNRS célèbrent les scientifiques qui contribuent de manière exceptionnelle à l’avancée de la recherche.

La médaille de cristal distingue des femmes et des hommes, personnels d’appui à la recherche, qui par leur créativité, leur maîtrise technique et leur sens de l’innovation, contribuent aux côtés des chercheuses et chercheurs à l’avancée des savoirs et à l’excellence de la recherche française.

Le cristal collectif distingue des équipes de femmes et d’hommes, personnels d’appui à la recherche, ayant mené des projets dont la maîtrise technique, la dimension collective, les applications, l’innovation et le rayonnement sont particulièrement remarquables. Cette distinction est décernée dans deux catégories : « appui direct à la recherche » et « accompagnement de la recherche ».

Médailles de cristal du CNRS 2026

 

Giulia Hull, ingénieure et directrice technique d’IJCLab, imagine et construit les instruments qui permettent d’explorer les deux infinis. Spécialiste de la scintillation, elle a contribué à la conception, à la fabrication et à l’installation d’instruments de pointe pour de grandes expériences internationales. Elle incarne une recherche collective où physiciens, ingénieurs et techniciens unissent leurs expertises pour repousser les frontières de la connaissance.

 

Stéphane Dheilly est responsable d’un atelier mécanique de 100 m² au cœur du laboratoire APC. Il y conçoit des pièces de haute précision destinées aux missions spatiales, aux abysses et aux environnements extrêmes. Au fil de sa carrière, il a réalisé des composants essentiels pour de grands instruments scientifiques, dont le masque codé du satellite SVOM, démontrant un savoir-faire d’exception récompensé aujourd’hui par la médaille de cristal du CNRS.

Médailles de cristal collectif du CNRS 2026

 

Au Laboratoire de physique de l’ENS, une équipe de douze ingénieures, ingénieurs, techniciennes et techniciens a piloté des chantiers d’envergure pour doter les laboratoires parisiens d’infrastructures de pointe dédiées aux technologies quantiques. Grâce à leur expertise, les laboratoires bénéficient aujourd’hui d’un accès pérenne à l’hélium liquide et d’équipements de nanofabrication parmi les plus performants au monde, au service de dizaines d’équipes de recherche.

 

  • L’équipe IVETh (Plateforme d’expertise technologique de Production, d’Ingénierie, de Caractérisation de Vésicules Extracellulaires pour des Thérapies Personnalisées) portée par le laboratoire Nanomédecine, biologie extracellulaire, intégratome et innovations (NABI – CNRS/Inserm/Université Paris Cité)

Portée par le laboratoire NABI, la plateforme IVETh développe des technologies de pointe pour produire et caractériser des nano-objets biologiques, synthétiques ou hybrides, en particulier les vésicules extracellulaires, en vue de développer des thérapies innovantes. Ces particules naturellement produites par nos cellules pourraient révolutionner la prise en charge de nombreuses maladies, du cancer aux pathologies rares, en permettant des traitements plus ciblés, sûrs et personnalisés. Labellisée dans le cadre du Plan France 2030, IVETh accélère le passage des découvertes de laboratoire aux applications cliniques en développant des procédés robustes, reproductibles et adaptés à la bioproduction de thérapies innovantes.

À lire aussi